Introduction
Par Daniel Laurent

Les sites et les forums consacrés à la seconde guerre mondiale parlent surtout des batailles, des combattants, des grands hommes, de la politique, de la stratégie, de la tactique et du matériel militaire.

Mais qu’en fut-il des femmes non-combattantes ? Ces humbles mères de famille ou jeunes filles qui subirent en France ou ailleurs des années d’occupation, de privations et de peur ?

Le site HistoQuiz, avec l’aide de membres de divers foras historique, a décidé de leur donner la parole. Des membres, jeunes et moins jeunes, se sont lancés à la chasse aux témoignages et aux souvenirs.
Souvent dramatiques, parfois mais hélas rarement plutôt drôles, ils vous sont livrés ici sous la forme d’un livre de souvenirs pour que cela ne soit pas oublié.

Cette rubrique du Site HistoQuiz n’est pas fermée mais évolutive. Votre mère, grand-mère, tante, grand-tante a vécu des années douloureuses ? Faites-le savoir. Leurs difficultés font partie intégrante des horreurs générées par le régime nazi et ses complices de Vichy. N’hésitez pas à nous contacter, l’équipe « Paroles de femmes » est à votre disposition pour vous aider.

Oh ! Certes, leurs difficultés sont bien éloignées de ce que les déportés politiques et raciaux ont subi. Bien sur, cela fut moins dur pour les civils en France que cela ne le fut pour les civils en Tchécoslovaquie, en Pologne, en URSS et ailleurs à l’Est, mais le nazisme, partout et systématiquement, a généré, à divers degrés, douleurs et difficultés.

Il faut que cela se sache, soit répertorié et fasse partie de notre mémoire. Ne serait ce que pour rafraîchir celle de certains nostalgiques contemporains.

Le lecteur constatera que certains témoignages furent pénibles pour ces femmes, réveillants de vieux cauchemars et ravivants des plaies mal cicatrisées. Nous tenons tout particulièrement à les remercier de l’effort qu’elles on fait et les assurons que leurs difficultés, voire leurs larmes, sont parfaitement compréhensibles. Cela ne fait que donner de la valeur à ce qu’elles ont bien voulu dire. Certains silences sont significatifs.

L’équipe de « Paroles de femmes », Daniel Laurent et Pierre Chaput

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