Origine, conception, production C’est en 1935 qu’Erich von Manstein émet la possibilité, héritée de la Première Guerre mondiale, d’équiper l’infanterie allemande de canons automoteurs d’assaut, dans le but de réduire au silence les positions fortifiées ennemies, tel que les canons ou les nids de mitrailleuses. Le 15 juin 1936, la Heeres Waffenmat charge Daimler-Benz (qui est déjà dans le projet VK-619, futur Panzer III) de mettre au point un canon d’assaut, entièrement blindé, ne dépassant pas les 1m90 (taille d’un homme), et équipé d’un canon capable de tirer un explosif puissant. Ce véhicule serait chargé de l’accompagnement de l’infanterie, et ses cibles se limiteront aux positions entravant la progression des fantassins.
Daimler décide de reprendre le châssis du VK-619 (PzKpfw III), et supprime sa superstructure pour en faire une nouvelle, équipée d’un 7.5cm StuK 37 L/24 en casemate à l’avant, et installe le même moteur utilisé pour les prototypes du VK-619 : le Maybach HL 108 TR de 250CV. Les 5 premiers prototypes (châssis n° 90216 à 90220) de la série expérimentale « 0 » sont construits durant 1936-début 1937 sur le châssis Panzer III Ausf B, mais seulement 3 sont armés. Ces 5 véhicules-essais verront leurs superstructures de StuG supprimés, et ils deviendront des Fahrschulepanzerwagen, véhicules d'entraînement.
Testés intensivement à Kummersdorf et Doberitz en début 1938, le projet est accepté, et la production commence dès janvier 1940 : 50 exemplaires, désignés
ausf A (on les répartit généralement en deux séries, selon le châssis F ou G), sont produits entre janvier et juin 1940. Le 1er lot, composé de 30 véhicules, sont basés sur châssis de Panzer III ausf F, et la propulsion est assurée par le 12 cylindres Maybach HL 120TR de 300CV et une boîte ZF-SSG-76.
La superstructure est ramassée, avec des plaques de blindage incliné, le tout à 1.95m de hauteur. Le canon est déplacé légèrement vers la droite (le chauffeur étant à gauche), et les trappes d’évacuation latérales du Panzer III "normal" sont supprimées, faut de place suffisante.
Censés s’approcher au plus près des positions ennemies, le blindage avant des Sturmgeschutzen est porté à 50mm au lieu des 30mm des Panzer III standards. Son poids est de 19.6 tonnes, et le StuG atteint la vitesse très honorable de 40km/h.
Les 30 premiers ausf A (châssis Fgst.Nr. 90001-90030) sont répartis en 5 Sturmartillerie-Batterien, à raison de 6 StuGe chacune (3 sections de 2 StuGe) : les 640, 659, 660, 665 Batterien, et une Batterie rattachée à la divison SS « LSSAH », la SS-Sturmbatterie. La 640. Batterie est transférée à l’Infanterie-Regiment « GrossDeutschland » en mai. A part l’unité SS (qui devait d’ailleurs au départ être équipée de Panzer IV), toutes les autres Batterien participent à la Campagne de mai 1940 à l’Ouest (soit 24 machines, +6 dans la Waffen-SS). Les rapports sont optimistes, et la production continue, avec une demande officielle de 50 exemplaires par mois !
Avec la deuxième série d'ausf A (châssis Fgst.Nr. ou n°90401 à 90420, sur châssis de Panzer III ausf G), composée de 20 exemplaires, les 667 et 668ème Sturmartillerie-Batterien sont créées (portant le nombre à 42 machines déployées dans des unités) ; les 8 derniers ausf A (le total étant de 50) servent à combler les pertes dues au combat, après la Campagne de France. Les différences entre les deux lots de véhicules (les 30 premiers sur châssis ausf F et les 20 derniers sur châssis ausf G) sont minimes, et concernent les différences entre châssis : boulonnage différent pour la plaque de blindage avant inférieure, et trappes d'accès pour la maintenance de la boîte de vitesse modifiées.
Pour les différencier, l'identification via le n° de châssis est le plus fiable.
L’ausf B commence à rentrer en production en juin 1940 : suivant l’évolution du Panzer III, le nouveau StuG est basé sur le châssis du Panzer III ausf H. Aucune différence notable, mis à part la transmission (ZF-SSG-77), et le déplacement du premier galet de retour.
La motorisation change : le Maybach HL 120TRM de 300CV replace le HL 120TR de 250CV, moins fiable. Le pilote conserve sa fente de vision, son double-épiscope (Kampfwagen Fahrer Fernrohr KFF-2), et son port de vision à gauche. Le tireur a un viseur standard d’artillerie TSR-1, et le chef de char un périscope-double d’observation TF-14Z, qui nécessite l’ouverture d’un des deux volets de sa trappe. En cours de production, les chenilles originales de 380mm passe à 400mm, pour un meilleur comportement en terrain gras.
De plus, le phare Notek est monté en série, sur le garde-boue avant-gauche, ainsi que les phares de position (deux avants et deux arrières), et un klaxon.
Jusqu’en mai 1941, 300 Ausf B (Fgst.Nr. 90101 à 90350 puis de 90501 à 9550) sont produits.
En août 1940, les Sturmgeschütz-Abteilungen sont créées : elles rassemblent 18 engins, soit 3 Sturmartillerie-Batterien.
L’ausf C s'installe sur les chaînes de production de mai à septembre 1941, avec 50 exemplaires (Fgst.Nr. 90551 à 90600) produits. Le châssis utilisé est à présent celui du Panzer III ausf J.
La superstructure est légèrement modifiée, notamment au-dessus du tireur et du chauffeur, pour éviter que les obus se coincent entre les plaques de blindage de part et d'autre du bouclier du canon.
Le viseur direct du conducteur est supprimé, et la trappe du tireur simplifiée.
L’ausf D n’apporte aucun changement par rapport à l’ausf C, à part quelques retouches à l’intérieur. Sa production s’échelonne sur la même période que l’ausf C : de mai à septembre 1941. Simple adaptation des chiffres de production, complications industrielles oblige, et n° de châssis différents. Au total, 150 sont construits (Fgst.Nr. 90601 à 90750)
3 StuGe ausf D seront livrés à la Sonderverband z.b.V 288., direction la Libye : 1 sera capturé par des forces sud-africaines en juin 1942 vers Gazala, un autre sera perdu à El Alamein en septembre, le dernier ayant probablement disparu durant la retraite de novembre-décembre …
L’ausf E est équipé de paniers et bacs de rangement (qui servent pour le dispositif radio supplémentaire des unités de commandement) sur les flancs de casemate. Ils sont légèrement inclinés vers l’extérieur, et sont blindés à 9mm. Une MG 34 de défense est installée à l’intérieur, et pour l’utiliser, il est nécessaire qu’un membre d’équipage (le plus souvent le chargeur) sorte. Sans bouclier, le servant est évidemment exposé aux tirs ennemis. Quelques grenades sont également emmenées.
Bien que 500 soient prévus, seuls 272 (Fgst.Nr. 90751 à 91034) sont produits par Krupp et Alkett entre septembre 1941 et début mars 1942 : l’OKW découvrit vite que les 7.5cm StuK 37 et KwK 37 L/24 des Sturmgeschütz et des Panzer IV sont devenus insuffisants face aux T-34 et KV soviétiques, de plus en plus nombreux.
Le 28 novembre 1941, la Heeres Waffenamt propose l’installation du 7.5cm à 43 calibres StuK 40 L/43, et immédiatement, Alkett se lance dans la conception de la nouvelle version réarmée, qui devra être également mieux protégée, selon les ordres d’Hitler.
Alors que la production de l’ausf E continue (12 châssis seront utilisés pour la première série des Sturminfanteriegeschütz 33, et un châssis pour le prototype du StuH 42), le prototype de l’ausf F, armé d'un L/43 est présenté à Hitler courant février, qui l’accepte avec enthousiasme et demande la mise en production de masse dès que possible, chose faite moins d’un mois plus tard.
Le nouvel
ausf F est globalement identique à l’ausf E, sauf par l’armement (L/43 "long", ayant de meilleurs capacités antichars que le L/24 d'origine) et d'un ventilateur plus puissant monté en casemate (nécessaire pour évacuer les gaz provoqués par les tirs). Au 130e exemplaire produit, en début juin, une plaque de 30mm est rajoutée au 50mm originaux du blindage frontal. Au même moment, les Panzer III et IV voient eux aussi leur armement principal amélioré, dans le même but : arrêter les T-34 et KV, et servir d'intérim pendant que les ingénieurs planchent sur des chars plus puissants.
359 ausf F sont produits (+1 prototype) entre mars et septembre 1942, toujours sur châssis ausf J. A noter que les 31 derniers sont équipés de l’encore plus puissant 7.5cm L/48 de 48 calibres "long", performances antichars oblige.
Officiellement, ces 360 StuGe (Fgst.Nr. 90134 à ?) portent le nom de Sturmgeschütz 40.
A partir de septembre, la nouvelle version
ausf F/8 voit le jour : globalement, elle est identique au 31 derniers ausf F, équipés du L/48. Les plaques de blindage supplémentaires de 30mm sont montées en usine, et les crochets de remorquages disparaissent (remplacés par des orifices à l’avant du châssis). Les phares avant et le klaxon disparaissent (reste le phare Notek), et les équipements de nettoyage du canon sont transférés des flancs à l’arrière de la casemate.
Tous sont produits sur châssis d’ausf J et L, ce qui explique l’allongement du compartiment moteur.
334 produits jusqu’en décembre 1942 (dont 12 châssis convertis en Sturminfanteriegeschütz 33 et 4 châssis en StuH 42). La plupart de ces blindés seront livrés aux Abteilungen comme remplacements, au vu des pertes subies par ces unités. On note qu'une autre unité, la StuG-Abteilung 242, rattachée à la 10. PzDiv, disposait de 4 StuGe en Tunisie, dont au moins 2 ausf F/8 ; 2 StuGe seront perdus durant le transport entre Trapani et la Tunisie. Donc en théorie, la Sturmgeschütz-Abteilung 242 arrive avec 4 machines en Tunisie en début 1943, sur les 6 prévus.
A la même période, les Sturmgeschütz Abteilungen passent 28 machines : 3 Sturmgeschutz-Batteries à 3 sections chacune (une section compte 3 StuGe), plus un engin de commandement.
En novembre 1942, 3 engins de commandement sont rajoutés aux effectifs de la StuG-Abteilung, qui passe donc à 31 engins. Ce type d’unité traversera la guerre sans modifications, malgré l’apparition d’un nouveau type de Brigade en juin 1944.
Durant mai/juin 1943, 10 Stug ausf F/8 endommagés sont transformés en Sturmgeschütz (Flamm), un Flammenwerfer de 14mm remplaçant le canon. Les équipages et véhicules sont testés et entraînés à Kummersdorf jusqu’en janvier 1944, date à laquelle tout les StuGe sont réarmés avec le StuK 40 L/48 standard et renvoyés au front.
Ils n’auront donc en théorie jamais vu le combat en tant que StuG "Flamm".
L’ausf G arrive sur le champ de bataille dès fin décembre 1942, champ de bataille qu'il ne quittera pas jusqu'en mai 1945 ! C'est le véhicule de combat allemand le plus rependu, avec plus de 7000 machines produites pour cette seule version, sur châssis ausf L et M.
Les premiers sont quasiment identiques aux ausf F/8 (même châssis, même armement, même suspension …), sauf par l’ajout d’une coupole pour le chef de char, à 7 épiscopes mobiles, et des flancs plus verticaux pour un gain de place intérieur. La MG et son servant son à présent protégés par un bouclier rabattable de 11mm. Le haut de la casemate est redessiné.
A la mi-43, le ventilateur est déplacé à l’arrière de la casemate, et des Schürzen (plaques de blindage amovibles) sont fixées, ainsi que le Zimmerit, ciment censé protégé le char des bombes magnétiques. En octobre, les plaques originales de 50mm et additionnelles de 30mm sont remplacées par une seule plaque de blindage de 80mm, et les 7 épiscopes deviennent fixes. Dès mars 1943, le double-épiscope du chauffeur, le KFF 2, est supprimé.
En février 1944, le nouveau masque de canon Topfblende (sunrommé « Saukopf », ou « groin de cochon ») est monté en série sur les engins. Blindé à 80mm, il est caractéristique des StuGe de 1944. En juin-juillet, le Topfblende est modifié pour accueillir une MG 34 coaxiale, mais la production ne commence qu’en septembre. En octobre, la coupole mobile à 8 épiscopes réapparaît, avec un déflecteur d’obus sur sa face avant-gauche.
Fin avril/début mai 1944, une MG contrôlée depuis l’intérieur est installée (comme sur le Panzerjäger 38 (t)). A la même période, le dispositif de défense rapprochée "Nahverteidigungswaffe" est installé sur le toit des Sturmgeschütze ; il s'agit d'un tube, rotatif, installé à un angle de 36°, permettant de tirer divers charges autour du véhicule, à une distance entre 5 et 10 mètres environ. L'orifice est protégée par une plaque blindée mobile, et les munitions sont chargées via une culasse. Une fois l'angle de tir définit, le tireur bloque le tube grâce à un levier, et peut tirer une certaine variété de munitions : Schnellnebelkerze 39 (fumigène), Rauchsichtzeichen 160 & 350 (fumigène coloré). Mais surtout, il était possible de tirer avec un "Leuchtpistole", servant à tirer des fusées éclairantes, ainsi qu'au "Kampfpistole", tirant des grenades 2,6cm Sprenggranatpatrone, explosant à environ 50cm au-dessus du sol.
Ce dispositif permet d'empêcher l'infanterie de s'approcher du blindé, notamment dans ses angles morts.
En novembre 44, des galets en acier sont installés, et en général, la qualité du blindage diminue, à cause du manque de matières premières et d’une construction bâclée.
7720 ausf G furent produits par Alkett, et à partir de mars 1943 par MIAG, jusqu’en avril 1945. Début avril, c’est encore 1300 StuGe et StuHe qui sont opérationnels sur tous les fronts (dont 40 en Norvège/Danemark, 140 en Italie/Balkans, 60 à l’Ouest et plus de 800 à l’Est)
Châssis (chiffres théoriques) n° : 91651-94250 et de 105001 à 108900 pour Alkett, 95001-100000 pour MIAG.
Question effectifs, la nouvelle Sturmgeschütz Brigade (à 45 engins) apparaît en juin 1944 : 3 Batteries (à 2 chars de commandement chacune) à 3 sections par Batterie (une de 4 Sturmhaubitze, deux de 4 Sturmgeschütze), soit au total, 12 StuHe, 30 StuGe (dont 6 servant au commandants d'unités), et 3 StuGe de commandement (avec dispositif radio supplémentaire).
Hitler avait demandé à ce que 220 machines soient produits par mois en juin 1943, puis 300 en 1944 : en moyenne, les usines allemandes produisaient 250 StuGe et 17 StuHe par mois en 1943, chiffre porté à 320 StuGe et 75 StuHe mensuels en 1944 !! C'est une des SEULE demandes de production hitlérienne qui n'a pas seulement été remplie, mais même dépassée !!
Plusieurs raisons à cela : le StuG III est un véhicule "simple", rapide à produire, et ce, par des ouvriers "communs", ne nécessitant pas une formation très étoffée.
De même, le prix unitaire d’un StuG ausf G entièrement équipé était de 82 500 Reich Marks, alors qu’un Panzer III Ausf M coûtait 103 160 RM, un Panzer IV Ausf G 116 000 RM, un Tiger plus de 300 000 RM !! Pour un Tiger, quasiment 4 StuGe pouvaient être produits !
Ils consommaient pas plus que la moyenne, et leur nombre et disponibilité permettait aux StuG-Abteilungen d’en aligner un grand nombre en permanence, tout en recevant rapidement des remplaçants.
Alors que la pénurie de chars frappe les Panzer-Divisionen, le StuG remplace à plusieurs reprises les chars des Panzer-Regiment, et même des Tiger dans les sPzAbt. !! Le StuG fait alors littéralement office de "bouche-trou" des unités blindées, et certains Panzer-Regiment normalement équipés de Panther ou de Panzer IV recevront, faute de mieux, des Sturmgeschütz !
De nombreux anciens StuGe furent renvoyés en usine pour être reblindés, réarmés et améliorés selon les nouveaux standards, créant des hybrides. Il était fréquent que les ateliers de campagne ajoutent des plaques de blindage et diverses protections aux véhicules de l'unité, comme du béton armé sur le masque du canon et la superstructure frontale, voir des patins de chenilles.
De même, selon le constructeur (M.I.A.G., M.A.N., ou Alkett), quelques différences existent : par exemple, les galets de retour sont avec "trous" chez Alkett, et avec "arrettes" chez MIAG ; ou encore les gardes-boues, soudés à la superstructure chez MIAG, et boulonnés chez Alkett.
Un signe distinctif, jusqu'en octobre 1943, est le blindage des StuGe, selon leurs constructeurs : imbriqué chez Alkett, mais avec une seule plaque de 80mm frontale, alors que le blindage arrière de MIAG est dit "simple", mais la protection frontale est assurée par la plaque originale de 50mm + celle additionelle de 30mm (les usines passant toutes à la plaque simple de 80mm en octobre 1943 justement).
Autre signe distinctif (et plus "général"), le Zimmerit : MIAG et Alkett, les deux principaux constructeurs, avaient chacun leur propre "schéma".
Les StuG-Abteilungen et Brigaden avaient un palmarès de 20 000 chars en début 1944 (avec seulement 6000-6500 produits jusqu’alors), et ce palmarès était d’environ 30 000 lorsque la guerre pris fin, alors que seulement 9500 StuGe avaient été produits (en comptant les StuH 42), dont 8000 avec le 7.5cm long ; palmarès impressionnant pour si peu d’engins, dont plusieurs centaines étaient encore opérationnels le 1er mai 1945 ! Et palmarès des plus intéressants étant donné que le StuG n'était pas un véhicule redouté et aussi marquant que ses homologues lourds de la Panzerwaffe comme les Tiger ou Panther ... pourtant, on peut dire que son impact sur le champ de bataille ne fut pas nul !
Les équipages étaient par ailleurs considérés comme l’élite de l’artillerie (bien que ne dépendant plus de celle-ci à partir de décembre 1942), et ceux-ci avaient un uniforme gris, contre noir pour tout les autres Panzerschützen de la Wehrmacht.
Plusieurs pays achetèrent des Stuge : la Finlande reçu 30 Ausf G (début de production) en mi-43 (sans Schürzen) et leurs équipages furent entraînés en Allemagne. Les StuGe reçurent le nom-code Ps.531 suivit de leur chiffre individuelle (exemple Ps.531-15, pour le 15e engin livré). Une deuxième livraison datant de mai/juin 1944 de 29 Ausf G (milieu de production, sans la MG commandée de l'intérieur)) eue lieue juste avant les premières attaques soviétiques sur le front finlandaise. Les StuGe finlandais, rebaptisés Sturmi, étaient très appréciés, et l’entraînement vigoureux : selon Achtungpanzer, et je l’avais entendu en Finlande, les tireurs devaient écrire leurs noms sur une feuille de papier accrochée à un arbre, en utilisant un crayon fixé sur le tube du canon !!
Les Sturmi ont un palmarès de 87 chars soviétiques, contre 8 des leurs (dont 3 détruits par leurs équipages), et seront utilisés jusqu’en 1966 ! 3 ou 4 sont encore visibles en Finlande, 6 seraient dans des dépôts de l'Armée, et d’autres ont été vendus un peu partout en Europe.
Les Sturmi étaient légèrement modifiés, notamment par le remplacement de la MG 34 par une DT soviétique, l’ajout de rondins de bois sur les flancs, et le masque du canon bétonné, ainsi que plusieurs rangements additionnels.
La Hongrie reçu 40 StuGe, l’Italie 5, la Bulgarie 55 (appelés SO-75) et la Roumanie 120 (appelés TAS T-III). La plupart étaient des Ausf G, ou des Ausf F/8.
D’autres pays firent une demande d’acquisition, comme la Suisse, la Suède, le Portugal, la Turquie, et la Croatie. Seule l’Espagne parvint à réaliser l’échange, et elle reçue 10 Ausf G (début de production) en fin 1943, utilisés jusqu'en 1960 par l'Armée espagnole, puis servant de cibles (3 seraient encore conservés).
Après-guerre, la Syrie parvint à en récupérer 28 (de France, ou des pays de l’Est) et les utilisa durant la guerre des Six jours, en 1967. Israël en captura à l’occasion plusieurs, dont un est exposé.
Achtungpanzer signale qu’une dizaine de Stug furent maquillés pour se camoufler en véhicules US lors de l’Offensive des Ardennes, au sein de la Pz-Brigade 150 d’Otto Skorzeny, qui rappelons-le avait déjà 10 Panther Ausf G maquillés en M10 Tank Destroyer.
Le tout bien sur pour s’infiltrer dans les lignes américaines, causer au maximum de désordre et désorganisation, et facilité la progression allemande.