Je suis étonné que personne n'en ait encore parlé tant cette situation là est pour le moins assez grave.
Voici un bref exposé et résumé de la situation :
Contexte du conflit
Depuis l'indépendance de la Géorgie vis-à-vis de l'URSS le 9 avril 1991, l'autonomie accordée aux Ossètes du sud a été supprimée par l'État géorgien, provoquant l'exode de la population vers la république d'Ossétie du Nord (sujet de la Fédération de Russie). La première guerre entre janvier 1991 et mi-1992 a fait environ 3 000 morts lors de la sécession de cette région de la Géorgie.
En 1994, les séparatistes ossètes ont proclamé l'indépendance de l'Ossétie du Sud, profitant de la faiblesse du nouvel État géorgien.
Depuis le retour d'un pouvoir nationaliste à Tbilissi en 2004, l'Ossétie du Sud est devenu un enjeu politique entre le président géorgien Mikheil Saakachvili qui souhaite la réintégration des régions sécessionnistes au sein du territoire de la Géorgie et les indépendantistes ossètes, majoritaires en Ossétie du Sud (le choix de l'indépendence fut validée par deux référendums, en 1992 et en 2006), qui souhaitent une indépendance complète. De son côté, la Fédération de Russie ne fait rien pour améliorer la situation, préférant garder le statu quo et ainsi laisser le pouvoir géorgien dans l'embarras. Les indépendantistes d'Ossétie du Sud souhaitent également une réunification avec l'Ossétie du Nord, mais ni la Fédération de Russie, ni l'OSCE et encore moins la Géorgie ne soutiennent cette solution.
Le 14 juin 1992, la Géorgie et la Russie ont signé un traité à Dagomys mettant fin au conflit militaire. Selon ce traité, ont été introduites en Ossétie du Sud des forces de maintien de la paix composées de troupes russes, ossètes et géorgiennes. La commission trilatérale visa à décider du statut de cette république.
Chronologie
Au début du mois d'août 2008, après des années d'escarmouches entre les autorités géorgiennes de Tbilissi et les autorités indépendantistes d'Ossétie du Sud basées à Tskhinvali, d'échanges de tirs, d'arrestations et de prises d'otages réciproques, de mouvements de troupes entrant et sortant, de déclarations belliqueuses de part et d'autre, les affrontements prennent une nouvelle ampleur en Ossétie du Sud. Dans l'après-midi du 7 août 2008, les forces militaires géorgiennes donnent l'assaut contre la république autoproclamée d'Ossétie du Sud. Démarrant une offensive à partir de 1h30 du matin le 8 août, elles s'emparent d'une partie de Tskhinvali, capitale de la région à partir de 7 h du matin. Cependant, dès le 1er août, des combats intenses ont lieu.
Manifestation devant l'ambassade russe à Tbilisi le 8 août 2008.Le 8 août, elles tuent une dizaine de soldats d'une force de maintien de la paix russe en pilonnant leur caserne avec des pièces d'artillerie.
Selon les Ossètes, l'armée géorgienne aurait également utilisé l'artillerie contre Tskhinvali tuant 2 000 civils en quelques jours. Le président géorgien dément et fait état de 130 morts, militaires compris.
Dmitri Medvedev, le président de la Russie, déclare que la mort de citoyens russes (plus de deux tiers d'Ossètes du sud possèdent la nationalité russe) sera sévèrement punie et envoie des milliers de soldats, 150 chars de combats et blindés provenant de la 58e armée stationné dans le district militaire du Nord-Caucase renforcés par des unités de la 76e division d'assaut aéroportée de la garde et de la 98e division aéroporté et plusieurs avions d'attaque au sol de l'armée russe, le jour même pour neutraliser les forces armées géorgiennes dans la région. Un bombardier Tu-22M et un chasseur Soukhoï Su-25 s'écrasent selon un bilan de l'armée russe du 9 août, un des pilotes est capturé. La Géorgie revendique une dizaine d'avions abattus et une trentaine de chars hors de combat.
La capitale est reprise par les Russes le lendemain matin.
Selon les autorités russes, environ 30 000 réfugiés ont franchi la frontière russe en 36 heures, Nicolas Sarkozy justement en visite des douanes Russe les a foutue dehors en moins de trois heures.
Le 9 août, l'Abkhazie, autre province séparatiste, entre en guerre contre la Géorgie en détruisant la seule route qui relie la province à la capitale géorgienne tandis que la Géorgie décrète l'état de guerre et la loi martiale pour quinze jours et commence à demander un cessez-le-feu.
L'aviation russe bombarde des cibles militaires dans la banlieue de la ville géorgienne de Gori, mais l'attaque fait également des victimes parmi les civils.
Le 10 août, le ministère géorgien de l'Intérieur annonce que l'armée géorgienne s'est retirée de la province séparatiste d'Ossétie du Sud. La marine russe entre dans les eaux géorgiennes pour instaurer un blocus des ports géorgiens et empêcher la livraison d'armes aux Géorgiens, notamment en provenance d'Ukraine. La marine russe indique dans un communiqué que les navires de guerre russes dépêchés au large de l'Abkhazie séparatiste ont été attaqués le 10 août au soir par quatre bâtiments géorgiens, dont une vedette lance-missiles qui a été coulée.
Les belligérants se livrent à une bataille d'informations, s'accusant mutuellement de « génocide », « crimes de guerre », « destructions » et prétendant l'un et l'autre maîtriser le terrain.
Le 11 août, la Russie continue son opération militaire, en dépit de l'appel au cessez-le-feu demandé par la Géorgie et du retrait des troupes géorgiennes de l'Ossétie du sud qui serait à peu près complet selon Tbilissi (ce que Moscou remet en cause). La Russie aurait renforcé sa présence militaire en Abkhazie, et compterait plus de 9 000 hommes et 350 blindés dans cette région, d'après l'agence de presse Interfax. La perte de deux autres Su-25 russes a été confirmée. Le président américain George Bush condamne « fermement » les bombardements hors de l'Ossétie du sud, et Dick Cheney a déclaré que les États-Unis « étaient solidaires de la Géorgie et que l'agression russe, non seulement contre des soldats mais aussi contre des civils, ne resterait pas sans réponse ».
En fin de journée, la Géorgie accuse la Russie d'envahir son territoire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_en_ ... tie_du_Sud
Que pensez vous donc de cette situation ?
Personnellement j'avoue que les russes m'écoeurent au plus haut point dans cette histoire car ils agissent EXACTEMENT de la même manière qu'avaient fait les nazis dans les années 30 pour justifier l'agression de la tchécoslovaquie ainsi que de la Pologne, à savoir tout d'abord selon leurs propos des "peuples frères de même ethnie qui se font oppresser/génocider par l'autorité en place" ... ce qui les conduit à considérer telle situation intolérable et leur donne l'obligation morale d'intervenir afin de "libérer leurs frères" ... pour enfin violer toute l'intégrité du territoire ennemi.
Ensuite, autre similitude de Poutine/Medvedev avec Hitler; ils considèrent leurs forces armées avant tout comme étant un outil servant à "assurer et péréniser la paix" ...




















