Ceci est un forum ! Vous avez tout à fait le droit de vous y exprimer !

Les soldats sans noms de la guerre des Malouines...

La Tchétchènie, le Kosovo, l'Indonésie, le Congo...
Déposez ici vos réflexions, vos témoignages, vos questions...

Les soldats sans noms de la guerre des Malouines...

Messagepar OLSEN » 12 Avr 2012, 00:40

...et avec la découverte de l'Or noir, il risque d'y avoir d'autres morts, mais l'Angleterre à-t-elle les moyens d'envoyer une Task Force si loin? :roll:

Trente ans après la guerre de 1982, 123 soldats argentins reposent dans des tombes toujours anonymes dans un cimetière des Malouines, sous l'inscription "Soldat connu uniquement de Dieu". Plusieurs mères de soldats disparus réclament l'identification des corps.

10.04.2012 | Pablo Morosi | La Nación/Courrier International


A Ushuaïa, en Terre de Feu, la présidente argentine Cristina Kirchner jette des fleurs à la mer le 2 avril dernier lors d'une cérémonie d'hommage aux vétérans et aux soldats de son pays morts il y a trente ans pendant la guerre des Malouines. AFP PHOTO/JUAN MABROMATA
Kirchner_Malouines.jpg
Kirchner_Malouines.jpg (24.93 Kio) Vu 162 fois


Elles ont passé presque la moitié de leur vie à attendre. Pendant des années, elles ont cru que le destin finirait par leur rendre leurs fils. Elles se sont accrochées à une erreur, une éventuelle méprise ou un égarement. Aujourd'hui, trente ans plus tard, certaines ont encore une lueur d'espoir.

Ce sont les mères des soldats argentins tombés pendant la guerre des Malouines de 1982 [2 avril - 14 juin]. Ils reposent dans des tombes anonymes dans le cimetière militaire de Darwin [dans l'île Soledad -East Falkland en anglais-, la plus grande des Malouines], sous une plaque où l'on peut lire l'inscription "Soldado sólo conocido por Dios" [Soldat connu uniquement de Dieu]. Il y a 230 croix blanches dans ce cimetière et 123 sont celles de soldats inconnus. Identifier ces corps grâce à des tests ADN est absolument indispensable. Ainsi, le 2 avril dernier [pour les 30 ans de la guerre ], dans un discours prononcé à Ushuaia, la présidente Cristina Kirchner a demandé à la Croix-Rouge d'intervenir pour identifier les combattants morts dont on ne connaît pas les noms.

María del Carmen Molina, âgée de 65 ans, reçoit à La Nación dans sa modeste demeure de Lobos [à 100 kilomètres de Buenos Aires]. Elle s'assied sur un banc en bois et, comme à sa triste habitude, elle sort d'une enveloppe des photos défraîchies et décolorées par le temps. Maruca, comme les gens la surnomme, s'appuie sur la table et, sans quitter des yeux les images de son fils Luis Jorge Bordón, mort aux Malouines, elle soupire : "J'espère qu'un miracle se produira. Ici, nous attendons de savoir ce qui est arrivé à notre fils."

Non loin de là, Nélida Ester Montoya, 68 ans, vit le même calvaire. Les récits de la mort de son fils, Horacio José Echave, sont vagues. La seule certitude, c'est que le jeune homme, qui rêvait d'être conducteur de train, est mort le 13 juin 1982, la veille de la capitulation argentine, alors que le 6e régiment de Mercedes - dont Luis Jorge faisait également partie - se repliait vers Port Stanley.

Nélida se rappelle avec amertume les premiers temps lorsque, rongée par l'incertitude, elle devait aussi faire face aux anciens combattants revenus au village, qui préféraient l'éviter à chaque fois qu'elle cherchait à obtenir des renseignements sur Horacio. "La première fois que je me suis rendue aux Malouines, je ne savais pas si je trouverais sa tombe. Je pensais même que je pourrais le retrouver vivant, qu'il sortirait de derrière une tombe. Ce fut étrange de ne pas voir son nom, car c'est ce qui m'a permis de garder espoir. Je sais que lorsqu'ils inscriront son nom sur la stèle, ce sera difficile," raconte cette femme, qui est déjà allée trois fois dans l'archipel.

A Ushuaïa, Sonia Cárcamo, 66 ans, parle de son fils aîné. José Honorio Ortega a, lui aussi, "disparu" aux Malouines. "Nos fils méritent de retrouver leur identité," a-t-elle expliqué à La Nación. Elle se souvient que lorsque les proches des soldats se sont rendus pour la première fois sur les îles, en 1991, ils s'étaient tous mis d'accord pour choisir une tombe et y déposer une fleur. "Nous avons essayé de nous résigner," avoue-t-elle les larmes aux yeux.

"Après la guerre, lorsqu'ils ne sont pas revenus immédiatement, l'armée nous a dit d'attendre un peu, qu'ils étaient en train de reprendre des forces avant de rentrer chez eux. Puis on nous a informé qu'ils n'avaient pas été recensés, c'est alors qu'a commencé notre odyssée pour tenter de savoir ce qui s'était passé," se rappelle Sonia. Elle n'a pu obtenir des renseignements plus précis sur son fils, soldat du 25e régiment de Sarmiento (dans la province de Chubut) que grâce au documentaire de Rodrigo Magallanes intitulé "Sólo conocido por Dios". Le film reconstitue la vie de José Honorio Ortega, le seul soldat de la province de Santa Cruz mort au combat. Comme les autres mères, Sonia pense que "les tombes du cimetière de Darwin sont comme des drapeaux, un témoignage des revendications territoriales argentines". Selon elle, les corps doivent rester aux Malouines, sur les collines où se trouve le cimetière.
@+ !
____________

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
OLSEN

Membre Passionné
Membre Passionné

Avatar de l’utilisateur
 
Messages: 4327
Inscription: 30 Déc 2008, 12:26
Localisation: ABSENT...
Pays: Un peu partout, en mer...
  • Imprimer tous les messages de ce sujet


  •  


    • messages en relation
      Réponses
      Vus
      Dernier message
    • Topics récents
      Réponses
      Vus
      Dernier message

    Qui est en ligne

    Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité