Si le village de Vauquois repose sur un véritable gruyère, les Eparges furent aussi le lieu d'une importante bataille des mines. Je dois avoir un post quelque part sur un forum de 14 18. Je vais le poster.
LES EPARGES : la guerre des mines février 1915


Cette photo a été prise des lignes françaises, d'une tranchée du Ravin de la Mort (sud vers le nord en se repérant avec la carte)
Sur la carte, repérez le point C -au milieu de la crête alt. 346m) et le point X à l'extrême-droite de la carte.
LES EPARGESC'est un éperon de 1400 m et haut de 346 m qui domine la plaine de la Woëvre. C'est un terrain de nature spongieuse. Les Allemands s'en emparent dès le 21 septembre 1914. Les Français occupent en face la colline de Montgiremont et le village des Eparges.
L'ATTAQUE DU 17 FEVRIER 1915Secteur de la 1ere armée du Gal Roques, front tenu par le 6e C.A. du Gal Herr. La reprise de ce point stratégique est décidée le 12 janvier 1915, l'artillerie devra détruire les ouvrages construits par les allemands, suivi du génie. Par une série de sapes et de coups de main, les Français s'approchent des lignes adverses, dans la boue. A 4h30, après l'explosion de 4 mines, le 106 RI passe à l'attaque. Après l'épouvantable barrage d'artillerie, ils rencontrent une opposition de survivants ayant survécu à l'enfer. A 16h30, la crête est prise et attaques et contre-attaques se poursuivent jusque tard dans la nuit.
Le lendemain, les Allemand essaient de reprendre les positions perdues. Le Lt Maurice Genevoix témoignera plus tard (l
es Eparges). Notons que Jünger y a participé, un des premiers chapîtres d'
Orages d'Acier s'appelle
Les Eparges. Les Français s'accrochent néanmoins. La crête change de main plusieurs fois.
Durant 5 jours les combats font rage. Le bastion ouest est aux mains des Français. L'offensive reprend en direction du
point X. Une rude contre-offensive Allemande rendra nulles les faibles avancées. Les adversaires aménagent et consolident leurs positions.
L'ATTAQUE DU 18 MARSC'est la répétition de l'attaque du 17 février. Le 132 RI n'arrive pas à progresser et doit aménager ses positions. Les pertes s'élèvent à 1700 hommes pour un gain dérisoire. L'œuvre de l'artillerie française est gênée par l'apparition d'un canon allemand qui tire à longue portée et dont la neutralisation est indispensable. Le 27 mars, l'attaque est relancée. Les mitrailleuses allemandes bloque la progression. La nuit, une contre-attaque vient déloger les français. LE 27 mars, la 12 DI réussi à s'emparer d'une partie de la crête.